Le Prix Départemental du Mérite spécial « 80 ans de la départementalisation » : Des personnalités récompensées pour leur engagement
Créé en 2006, le Prix départemental du mérite (PDM) met à l’honneur des femmes et des hommes dont l’engagement participe activement à la cohésion sociale et au développement de La Réunion.
Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la départementalisation, le Conseil départemental a souhaité honorer 22 Réunionnaises et Réunionnais aux parcours exemplaires. La cérémonie de remise des distinctions s’est déroulée le 19 mars, au sein de l’hémicycle du Département.
À travers cette médaille, le Département salue des parcours marqués par un engagement constant et un dévouement au service du territoire et de l’intérêt général.
Comme l’a rappelé Cyrille Melchior, président du Département :
« Le Département a fait le choix de placer l’humain au cœur de ces célébrations. En rendant hommage à celles et ceux qui ont été témoins et acteurs de la départementalisation, il est rappelé que l’histoire se construit collectivement, à travers des parcours, des engagements et des convictions. »
Cette édition spéciale du Prix départemental du mérite s’inscrit ainsi dans une démarche de reconnaissance institutionnelle, mettant en lumière des personnalités dont l’action constitue une référence pour les générations présentes et futures.

Daniel Moreau était un industriel majeur à La Réunion, connu pour sa direction de Royal Bourbon Industries, une conserverie familiale. Il a contribué au développement industriel local et a soutenu des initiatives culturelles et sportives, notamment en tant que membre actif du Rotary Club. Daniel Moreau a participé au dynamisme économique et à la vie sociale de l’île, laissant l’image d’un chef d’entreprise attaché au développement et au rayonnement de La Réunion.

Frédéric Auché, ingénieur agroalimentaire, s’engage depuis plus de trente ans dans le développement des filières agroalimentaires à La Réunion. Après plusieurs responsabilités dans la filière viande, il rejoint la société Mascarin en 2005 et en devient président en 2012 après avoir organisé la reprise de l’entreprise, qu’il développe autour de la valorisation des productions locales. Il participe ainsi activement au dynamisme économique et à la valorisation du patrimoine agricole et culinaire de l’île.

Jean-Yves Minatchy est une figure majeure du monde agricole réunionnais. Agriculteur et syndicaliste engagé, il a consacré sa carrière à la défense des planteurs et éleveurs, notamment au sein de la CGPER et de la Chambre d’Agriculture de La Réunion qu’il a présidée. Un homme engagé qui a contribué à porter la voix du monde agricole et à accompagner les évolutions de l’agriculture réunionnaise, tout en défendant les intérêts des producteurs et le développement des filières locales.

Jean-Pierre Avril, agriculteur à la retraite, a consacré sa vie à l’agriculture, influencé par ses origines familiales. Après un bac scientifique, il a formé des jeunes dans des Maisons Familiales Rurales jusqu’en 1988, avant de devenir exploitant agricole. Cofondateur de l’Armeflhor et président de plusieurs organisations agricoles, il a œuvré pour la modernisation du secteur. Son parcours témoigne d’un engagement constant en faveur d’une agriculture dynamique, durable et tournée vers l’avenir.

Josiane Chane-Yin a mené une carrière dans l’Éducation nationale à partir de 1966 avant d’occuper des fonctions de conseillère pédagogique puis de chargée de mission au rectorat. De 1993 à 2003, elle contribue à la mise en œuvre de la politique de la ville à La Réunion auprès de la préfecture. Très engagée dans la vie associative et culturelle, elle œuvre notamment au sein des associations de la communauté chinoise. Un parcours exemplaire au service de l’éducation, de la culture et du lien entre les communautés.

Idriss Issop-Banian, instituteur à la retraite et écrivain-poète, est le fondateur du Groupe de Dialogue Interreligieux de La Réunion qu’il a présidé de 2000 à 2022. Il s’engage depuis plusieurs décennies pour le dialogue des cultures et le vivre- ensemble réunionnais. A travers ses actions associatives et ses écrits, il œuvre à promouvoir la compréhension mutuelle entre les différentes traditions religieuses et culturelles de l’île.

Paul Mazaka a un parcours professionnel riche et varié marqué par un engagement pour la promotion et le développement de la culture réunionnaise. Après des études à La Réunion et à Madagascar, il a notamment été cadre à la Sécurité Sociale, puis directeur de la culture au Département de La Réunion, avant de travailler à la DRAC en Nouvelle-Calédonie. Passionné de musique, il a également été professeur de guitare classique et organisateur de nombreux événements culturels, incluant des festivals et des tournées à l’international. Son action a contribué à structurer et à faire rayonner la vie culturelle, en accompagnant artistes et projets et en développant des passerelles entre les territoires.

Michel Admette, surnommé « le Prince du séga» est l’un des plus grands ségatiers de l’île. Il débute sa carrière en 1954 et acquiert rapidement une grande notoriété auprès du public réunionnais. Auteur, compositeur, il a sorti plus de 80 disques 45 tours et enregistré deux 33 tours : « Allon dansé Ginette », son premier séga et surtout «la route en corniche» qui se vendra à plus de 100 000 exemplaires. Citarane, Marie-Jeanne, Marie-Ange... autant de chansons qui deviendront des classiques de la musique créole.

Floris Olière, retraité des Postes, est avant tout un arbitre reconnu dans le milieu du football pour avoir foulé, pendant 22 ans, les pelouses des stades de La Réunion et de l’océan Indien. Il a 18 ans lorsqu’il travaille comme intérimaire à La Poste. Il effectue ensuite, pendant 27 mois, son service militaire, alors obligatoire. Une durée atypique, puisque la guerre d’Algérie fait rage. Il joue dans l’équipe de foot de la caserne Lambert. Il évoluera ensuite au sein des Juniors dyonisiens. Parallèlement à son métier d’agent d’exploitation à La Poste, il se forme à l’arbitrage et gravit rapidement les échelons pour devenir arbitre interrégional. Aux Jeux des Iles, en 1985, devant 20 000 spectateurs, il arbitre le match Maurice–Madagascar au stade George V, à Curepipe. Ce sera sa Coupe du monde à lui !

Marie Marlène Chane See Chu est une ex athlète de haut niveau et présidente du Club d’Athlétisme de la Plaine des Cafres depuis 2007. Elle a marqué le monde de l’athlétisme à La Réunion par ses nombreux titres et participations internationales. Engagée dans des actions caritatives et la promotion du sport, elle incarne un modèle de persévérance et de cohésion sociale, inspirant de nombreux jeunes à travers son parcours. Sa passion pour l’athlétisme se double d’un engagement fort envers la communauté, rendant le sport accessible à tous.

Joseph Mondon, enseignant à la retraite, s’est engagé dans le développement de l’éducation à La Réunion après la départementalisation. Après des études à Montpellier, il revient sur l’île en 1954 et participe activement à la structuration de l’enseignement secondaire. Par son engagement syndical et politique dans les années 1960-1970, il prend part aux grands débats de l’époque et participe aux avancées éducatives et sociales qui ont marqué cette période de transformation pour La Réunion.

Marie-Céline Floriant est une ancienne professeure des écoles ayant exercé de 1960 jusqu’à sa retraite en 2001, notamment comme directrice de l’école maternelle de Villèle. Parallèlement à sa carrière dans l’Éducation nationale, elle s’engage depuis plus de quarante ans au sein du CEDAACE, dont elle est présidente depuis 2000, pour promouvoir l’éducation, la culture et la lutte contre l’illettrisme auprès des enfants.

Guy Dupont engagé dans la vie publique, il a été secrétaire général de la mairie de Saint-Denis, premier Directeur Général des Services (DGS) au Département après la décentralisation en 1982, et Directeur Général des Services au Conseil Régional. Après cette carrière administrative, il a été directeur général du Groupe Bourbon.

Alain Abadie a joué un rôle clé dans le développement de l›administration locale. Secrétaire général adjoint des services administratifs du Conseil général (1978-1982), il a ensuite été directeur des ressources humaines avant de devenir directeur de cabinet au Conseil régional (1986-1992). Un parcours au service de la vie publique, marqué par son engagement dans la modernisation et l’organisation des collectivités territoriales.

Marine Dusigne possède un parcours riche en langues et en arts. Après des études à la Sorbonne, elle devient professeure d’anglais, interprète et traductrice, tout en nourrissant son rêve de devenir journaliste. Installée à La Réunion en 1980, elle rejoint le Journal de l’île en 1984, où elle consacre une page quotidienne à la culture, mettant en lumière le théâtre, la peinture, la littérature et d’autres formes artistiques. Par son regard attentif et sa plume engagée, Marine a contribué à valoriser la vie culturelle réunionnaise et à faire connaître de nombreux artistes de l’île.

Gora Patel, journaliste et dirigeant de médias né à Saint-Louis, a consacré sa carrière au service public de l’audiovisuel. Entré dans le paysage médiatique réunionnais à la fin des années 1960 comme correspondant sportif, il rejoint ensuite le réseau de RFO où il occupe plusieurs fonctions éditoriales et de direction. Il devient directeur régional de Réunion la 1ère à deux reprises, premier Réunionnais à occuper ce poste, contribuant au développant de l’information et des programmes du service public dans l’océan Indien. Par son engagement et son expérience, il a marqué durablement le paysage médiatique réunionnais.

Yves Baillif a eu une carrière notable dans le domaine de la santé publique. Après des études en droit, il devient inspecteur des affaires sanitaires et sociales, exerçant à Paris, en Guadeloupe et à La Réunion, et connaît un parcours de cadre au sein du Conseil départemental de 1982 à 2002. Ce parcours témoigne d’un engagement constant dans la mise en œuvre et l’accompagnement des politique sanitaires et sociales au sein des territoires.

Monique Serieye arrive à La Réunion en 1970 en tant que technicienne sociale, affectée aux communes des Avirons et de l’Étang-Salé. Débutant dans des conditions difficiles, sans voiture ni moyens de communication, elle met rapidement en place, avec son équipe, des solutions pour les familles et les jeunes enfants, posant les bases d’une politique d’actions médico- sociales. Devenue responsable de circonscription à Saint- Paul, elle devient un pilier local pour la direction et les travailleurs sociaux, initie et soutient des projets dans le cadre du développement social.

Le Docteur François Cartault, pédiatre et généticien, a dédié sa carrière à l’étude des maladies génétiques à La Réunion et aux Comores. Arrivé en 1975, il a fondé le laboratoire de Génétique au CHU, comblant un vide crucial en matière de diagnostic sur l’île. Son travail a conduit à la découverte de gènes responsables de maladies rares, améliorant ainsi le diagnostic précoce et le conseil génétique à La Réunion. Par son engagement scientifique et médical, il a contribué à structurer la génétique médicale dans l’océan Indien et à faire progresser la prise en charge des patients et de leurs familles.

Marie Thérèse Bereau, dite « Manzelle Bereau», devient infirmière en 1958 et exerce d’abord au Maroc avant de rejoindre la Croix-Rouge Française à La Réunion à la fin des années 60. Pendant 14 ans, elle sillonne les quartiers de Bellemène, Sans-Souci et Bois-de- Nèfles, apportant réconfort et chaleur aux habitants, et pilote les premiers cours d’alphabétisation à Saint-Paul. Repartie à Saint-Jean-de-Luz, Marie-Thérèse Bereau décide de revenir dans l’île où elle s’installe comme infirmière libérale à Bois-de-Nèfles, où elle est affectueusement surnommée «Manzelle Bereau». Jusqu’en 2008, elle exerce avec dévouement, savoir-faire et humanité, laissant une forte impression par sa présence et son sourire.

Serge Gélabert, photographe installé à La Réunion depuis 1973, a consacré sa carrière à promouvoir l’île à travers l’image. Fondateur d’un studio à Saint- Denis et auteur de nombreux livres et films, il a largement contribué à faire connaître les paysages et la culture réunionnaise. A travers son regard sensible et son travail de terrain, il a su capturer la richesse des paysages, des traditions et des visages de l’île, participant ainsi à la valorisation de son patrimoine naturel et humain.

Jacques Écormier, ex responsable de la prévision à Météo France à La Réunion, a marqué le domaine de la météorologie par son approche accessible et éducative. Grâce à ses interventions sur les événements climatiques, il a su sensibiliser le public aux enjeux liés aux cyclones et aux variations météorologiques sur l’île. Pédagogue passionné et homme de transmission, il s’est toujours attaché à rendre la science compréhensible par tous et à partager son savoir avec simplicité et générosité.
