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05 avril 2019

Signature de la charte pour une restauration collective publique responsable - 2019

Photo de tous les signataires de la "charte pour une restauration collective publique responsable" sur le parvis de la Préfecture. Photo de tous les signataires de la "charte pour une restauration collective publique responsable" sur le parvis de la Préfecture.
Intervention du Vice Président  du Conseil départemental Serge Eric HOAREAU avant la signature de la charte. Intervention du Vice Président du Conseil départemental Serge Eric HOAREAU avant la signature de la charte.
Le Président de la Région Réunion Didier ROBERT, Le Préfet de Région Amaury de SAINT QUENTIN, et le Vice-Président du Conseil départemental Serge Eric HOAREAU signent la charte pour une restauration collective responsable. Le Président de la Région Réunion Didier ROBERT, Le Préfet de Région Amaury de SAINT QUENTIN, et le Vice-Président du Conseil départemental Serge Eric HOAREAU signent la charte pour une restauration collective responsable.
Philippe SIMON Directeur de la DAAF a fait un état des lieux de la restauration collective à La Réunion Philippe SIMON Directeur de la DAAF a fait un état des lieux de la restauration collective à La Réunion
Le Président de la Chambre d'Agriculture Frédéric VIENNE, est égalament signataire de la charte. Le Président de la Chambre d'Agriculture Frédéric VIENNE, est égalament signataire de la charte.
Le Vice Président aux affaires agricoles et européennes du Conseil départemental Serge Eric HOAREAU et le Préfet Amaury de SAINT QUENTIN. Le Vice Président aux affaires agricoles et européennes du Conseil départemental Serge Eric HOAREAU et le Préfet Amaury de SAINT QUENTIN.

Pourquoi une charte pour une restauration collective publique responsable à La Réunion ?

L’incidence de l’alimentation sur la santé

L’incidence de l’alimentation sur le bien-être et la prévention des maladies chroniques (diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires, etc.) n’est plus à démontrer. L'alimentation joue un rôle primordial en termes de santé publique.
À La Réunion, quatre adultes sur dix sont en surcharge pondérale et plus d’un sur dix est obèse (ces taux sont proches des moyennes nationales). La Réunion est la région de France où la prévalence du diabète traité est la plus élevée (9,8 % contre 4,6 % au niveau national).
L’alimentation, au même titre que le manque d’activité physique, contribue à la progression de l’obésité et du diabète. Les conditions économiques et sociales y participent également. Avec un taux de pauvreté trois fois plus élevé qu’en France métropolitaine, La Réunion est particulièrement exposée à ces risques.

 

L’enjeu principal de la restauration collective est d’ordre social en tant que levier d’action éducative pour faire évoluer les pratiques

La restauration collective a été citée dans les ateliers des États Généraux de l’Alimentation et du livre Bleu Outre-mer comme un secteur incontournable permettant d’impulser une évolution des pratiques alimentaires vers une alimentation de meilleure qualité, plus durable et accessible à tous.

Ainsi, de nombreuses mesures issues de ces ateliers concernent la restauration collective et certaines d’entre elles, de nature législative, ont été inscrites dans la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (dite « loi EGAlim » - États Généraux de l’Alimentation).

L’ensemble de ces actions intégrera le nouveau Programme national pour l’alimentation (PNA)1, en lien avec le nouveau Programme national nutrition santé (PNNS)2.

Parce que c’est dès le plus jeune âge que s’acquièrent les bonnes habitudes alimentaires, la jeunesse est au centre d’un dispositif d’éducation à l’alimentation et de promotion d’habitudes alimentaires adaptées via notamment les actions menées sur les temps scolaire et périscolaire.

Le repas au restaurant scolaire, avec sa structuration, la diversité des produits servis et de façons de les préparer, est un levier majeur d’éducation, de prévention et de sensibilisation auprès de la jeunesse.

 

L’enjeu social c’est aussi d’être en capacité de répondre à l’exigence du consommateur citoyen en matière de qualité alimentaire

Par ailleurs, l’attente des consommateurs-citoyens est forte vis-à-vis d'une alimentation de qualité valorisant les produits de proximité, tout en intégrant les enjeux environnementaux et sanitaires.

À cet effet, les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs du secteur agricole et agroalimentaire ont un rôle primordial à jouer afin de renouer les liens distendus entre le consommateur et son alimentation.
Il s’agit de remettre les produits locaux et de saison au coeur du territoire – notamment en restauration collective – et de favoriser des circuits de production et de distribution rénovés. Il importe donc de tisser des partenariats pour que des initiatives locales soient soutenues, favorisées, fédérées.

 

L’enjeu économique de la restauration collective réside principalement dans la segmentation des produits agricoles, par la différentiation au niveau de la qualité nutritionnelle et gustative

Avec 27 millions de repas servis chaque année et environ 46 millions d'euros HT d’achats de denrées alimentaires, la restauration collective représente un enjeu économique mesuré pour La Réunion, au regard des 1,2 milliards d’euros du chiffre d’affaires de l’agriculture.

Elle constitue cependant un levier d’action essentiel en permettant d'améliorer la qualité de l'offre alimentaire dans ses deux composantes nutritionnelles et gustatives et en la rendant accessible pour tous, dans un souci de justice sociale.

Elle a également un rôle majeur à jouer vis-à-vis de l’approvisionnement de proximité, garant de la diversité des produits, du respect de leur saisonnalité, et du développement économique et social des territoires ruraux.

 

L’enjeu durable de la restauration collective touche essentiellement à la lutte contre le gaspillage alimentaire

La lutte contre le gaspillage alimentaire est sans nul doute une action majeure à conduire en priorité avec la restauration collective, c’est pourquoi les acteurs s’engagent dans cette charte pour une restauration collective publique responsable à La Réunion.

 

Qui s’engage dans la charte ?

Cette charte engage :

  • l’État
  • le conseil régional
  • le conseil départemental
  • la chambre d’agriculture de La Réunion
  • l'association pour le développement industriel de La Réunion (ADIR)
  • l’association nationale des directeurs de la restauration collective (AGORES)
  • l'association réunionnaise interprofessionnelle du bétail et de la viande (ARIBEV)
  • l’association réunionnaise interprofessionnelle des fruits et légumes (ARIFEL)
  • l'association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA)
  • l'association réunionnaise interprofessionnelle de la volaille et du lapin (ARIV)
  • la fédération réunionnaise des coopératives agricoles (FRCA)
  • la société coopérative et participative réunion développement – accompagnement et assistance (RD2A)

 

Une charte pour quoi faire ?

Depuis fin 2016, pour accompagner les acheteurs publics et les fournisseurs dans leurs démarches et apporter des réponses pratiques, l’action des services de l’État (DAAF), des collectivités territoriales et des professionnels s’appuie sur 4 axes :

  1. Formaliser l’engagement des acteurs locaux
  2. Mieux connaître la production locale
  3. Accompagner les acteurs publics dans la fonction d’achat
  4. Optimiser les coûts de production

Ces axes se déclinent en plans d’actions annuels (à ce jour, sur 14 actions, 6 sont réalisées, 4 sont en cours et 4 sont à venir).

 

Une charte qui sera évaluée annuellement au travers d’indicateurs de terrain

Chaque année, un suivi de ce plan sera réalisé dans le cadre du Comité Régional de l’Alimentation
(CRALIM). Les indicateurs permettront de mesurer les retours attendus sur le terrain et notamment :

  • l’amélioration de la qualité des repas,
  • l’augmentation de la part des produits durables et de qualité,
  • la montée en gamme des produits locaux,
  • la réduction du gaspillage alimentaire.

Améliorer l’alimentation dans les établissements scolaires doit s’inscrire au coeur des réflexions des acteurs concernés afin de promouvoir la santé et le bien-être des élèves.

En signant cette charte, l’État, les collectivités territoriales et les professionnels s’engagent dans une démarche concrète de responsabilité sociétale.

 

  1. Le PNA est le cadre dans lequel est élaborée la politique publique de l'alimentation. L’objectif est d’assurer à la population l'accès, dans des conditions économiquement acceptables par tous, à une alimentation sûre, diversifiée, en quantité suffisante, de bonne qualité gustative et nutritionnelle, produite dans des conditions durables.
  2. Le PNNS est le plan de santé publique visant à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition. La nutrition s’entend comme l’équilibre entre les apports liés à l’alimentation et les dépenses occasionnées par l’activité physique.

 

La charte pour une restauration collective publique responsable (document pdf hébergé sur le site internet du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation, Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de La Réunion, 980ko)

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