Pacte de solidarité territoriale PST
Signature ce mardi 18 octobre d’un nouveau Pacte de Solidarité Territoriale (PST) pour la commune de Sainte-Marie, entre le Président du Conseil départemental Cyrille Melchior et le maire Richard Nirlo.
C’est au Centre Communal d’Action sociale de la Rivière des Pluies que le Président du Département Cyrille Melchior a été accueilli par le maire de la commune de Sainte-Marie, Richard Nirlo. Lieu symbolique puisque près de 700 000 € sont prévus pour le développement du centre d'action sociale, dans le cadre du Pacte de Solidarité 2ème génération, afin de lui permettre un meilleur accompagnement de proximité de la population.
« C’est un moment important pour la commune de Sainte-Marie et pour le centre communal d’action sociale de signer aujourd’hui ce PST 2 », a indiqué Richard Nirlo « Le PST est un bel outil pour accompagner les communes qui sont déjà en difficultés. Dans le cadre du PST1, nous avons pu améliorer notre réseau routier, lancer la construction de notre cité administrative, accompagner nos séniors, nos jeunes. Nous avons également porté différents projets comme la mise en place d'une caravane de l'animation et de l'information. Aussi, je tiens à remercier le Président du Département qui nous permet de continuer notre développement ».
Près de 4 M€ accordés à la commune de Sainte-Marie
Cyrille Melchior a annoncé que la Ville de Sainte-Marie bénéficiera d’un soutien départemental de plus de 3,75 millions d’euros au titre du PST, seconde génération.
« Avec l’ensemble des communes, le Département a mis en place le Pacte de solidarité territoriale et je suis à Sainte-Marie avec son maire, pour signer le volet 2 de ce PST. J’ai l’intime conviction que ce partenariat est indispensable. Il participe au développement et au dynamisme des territoires, tout en tissant des liens étroits entre nos services respectifs, favorisant un travail collaboratif au service du public. Près de 4M€ sont ainsi accordés à la commune pour financer ses investissements mais aussi l’action sociale dont près de 700 000 euros (693 073 €) d’actions sont programmées par le CCAS ».
Grâce au PST2 (2021-2023), plusieurs actions inscrites au PST1 seront poursuivies par la commune. Un accent sera mis sur l’amélioration très légère de l’habitat. Dans le financement total de 200 000 € apportée par le Département et 50 000 € du CCAS, pour la durée totale du PST2, la moitié sera dépensée sur un an pour financer les opérations destinées à soutenir les familles dans la réalisation des travaux. Les problèmes d’insalubrité et les situations de danger nécessitent une intervention au cas par cas. En moyenne, une vingtaine de dossiers d'amélioration de l'habitat par an est traitée par le CCAS et donne priorité aux personnes âgées et aux personnes porteuses d’un handicap. L’objectif est aussi de permettre aux familles d’accéder à un habitat conforme et décent. Le volet transition écologique et solidaire est totalement pris en compte à travers une meilleure articulation des partenaires dans le domaine de l’habitat pour des travaux de rénovation énergétique dans les maisons individuelles.
Soucieux d’un aménagement cohérent et durable du territoire et acteur du social, le Département se veut être force d’actions, aux côtés des communes, pour améliorer le cadre de vie et le quotidien des habitants. C’est fort de cette volonté que la Collectivité intervient de tout temps dans le domaine des routes, celui de l’amélioration de l’habitat ou encore dans le domaine agricole ou hydraulique, car chaque territoire a ses spécificités, ses problématiques, et ses richesses qu’il convient de valoriser.
Le Président du Département poursuit « Sainte-Marie a besoin de poursuivre son développement. Nous participons au financement de grands travaux avec trois infrastructures majeures réalisées sur le territoire de la commune. D’abord, un nouveau collège privé de 450 élèves, le Département a mis à disposition un terrain de près de 1 hectare, un grand centre administratif qui accueillera les services de la mairie et d’autres services sociaux et une nouvelle caserne à Beauséjour ».
Autre moment fort du déplacement, la visite des travaux d’aménagement de la RD61 sur le secteur de Carreau Coton avec la création de cheminements piétons sécurisés côté́ amont et une bande cyclable, compte tenu de l’augmentation importante du trafic de véhicules et de piétons depuis l’aménagement que quartier de Beauséjour. L’emprise du projet franchit la Ravine de la Mare (PR 1+115) a nécessité́ un aménagement spécifique, car l’ouvrage de franchissement existant ne permettait pas d’accueillir une bande cyclable et un cheminement piéton, tout en conservant une largeur circulable de chaussée. Le Département a du réaliser une passerelle piétonne sur l’ouvrage de la Ravine La Mare, pour compléter les travaux de sécurisation de la circulation piétonne à venir sur le secteur.
« Notre Collectivité a engagé plusieurs opérations sur la commune. Outre les travaux sur la RD61, des travaux de renforcement de chaussée débuteront dans quelques semaines sur la RD62. Enfin, sur la RD51 Ravine des Chèvres, nous lancerons prochainement des travaux de sécurisation de la voirie. Nous avons environ 700 km routes départementales, chaque année le Département investit entre 25 et 30M € sur ses routes pour leur sécurisation » précise Cyrille Melchior.
L’urgence environnementale n’a pas été oubliée puisque prochainement le Département et la Commune scelleront un autre partenariat autour du plan départemental « 1 million d’arbres », le travail entre les services techniques est en cours afin de mettre les efforts en commun pour que la commune puisse bénéficier des engagements départementaux en matière de reconquête écologique et de développement végétal dans les espaces publics. « Sainte-Marie fait partie des pôles d’attractivité majeurs de La Réunion, notamment grâce à sa zone aéroportuaire dont les ambitions de développement à l’horizon 2028 sont prometteuses. Toute la commune doit pouvoir bénéficier de ce développement. Le Département vous soutiendra pour vos projets présents et à venir. C’est toute la force de cet engagement qui valorise le « bien travailler ensemble », au profit du « mieux-vivre ensemble » conclut le Président du Département.
>> Dossier de presse : PST 2 Sainte-Marie
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4,6 M€. C’est le montant de l’enveloppe consacrée par le Département de La Réunion au développement et au mieux vivre de la population de la Commune de Saint-Louis, dans le cadre du Pacte de Solidarité Territoriale 2ème génération (PST2) signé le 31 août. « Nous restons dans une dynamique de co-construction des projets soutenus et financés par le Département, cela en adéquation, le plus justement possible, avec les projets de la municipalité et les besoins de la population » a déclaré le Président Cyrille Melchior, entouré de la Maire de Saint-Louis Juliana M’Doihoma et des vice-présidentes du Département, Flora Augustine-Etcheverry et Camille Clain ainsi que des conseillers départementaux Jean-François Payet et Pascal Mangué.
Grâce à ce soutien financier, plusieurs actions sont programmées par l’équipe municipale en matière d’investissement : installation de bornes solaires pour recharge de véhicules électriques sur 4 sites de la Commune; acquisition de véhicules électriques; modernisation des routes sur l'ensemble du territoire; aménagement d'aires de jeux et de street workout; réhabilitation des maisons de quartiers; création de 9 kiosques économiques; construction d'une maison de quartier à Plateau Maison Rouge; réhabilitation électrique et d'étanchéité écoles et bâtiments administratifs…
Le volet social de ce PST2, qui sera mis en œuvre par le CCAS de la ville, s’élève à 936 000€. Une dizaine d’actions est programmée dont le renforcement des dispositifs : portage de repas à domicile ; amélioration très légère de l’habitat ; ACADIS mobile (Accès aux Droits, à l'Information et aux Services connectés) ; accompagnement socio-budgétaire des familles ; aide alimentaire ; animations de jour pour les personnes isolées ; ateliers d'insertion "Aquaponie" ; financement du permis de conduire et transport des jeunes ou encore formation des travailleurs sociaux.
« Le Conseil départemental est un partenaire privilégié de la Commune » a déclaré Juliana M’Doihoma qui a présenté d’autres projets phares dont la Maison des Solidarités, implantée sur 2 sites, à Saint-Louis et à La Rivière. Cet outil aura pour vocation première : la qualité de service public social. Elle vise à mutualiser les moyens de manière à réduire les délais de services rendus à la population ; à augmenter la capacité d’intervention autour des situations complexes ; à se concerter pour rendre plus efficace l’attribution des aides, ainsi qu’à identifier un référent de dossier unique.
La signature du PST2 était suivie de celle d’une convention sur le Plan 1 Million d’Arbres pour La Réunion (P1MA) déployé par le Département. Ce nouvel accord avec Saint-Louis prévoit notamment la création de micro-forêts et la plantation de plus de 46 000 individus jusqu’en 2026 dont la moitié devra être produite par les équipes techniques de la commune. Pour marquer le début de l’opération, Cyrille Melchior a offert un pied de bois de senteur blanc, arbre symbolique de Saint-Louis, à Juliana M’Doihoma.
Après la séquence de signatures, direction la rue Général de Gaulle au lieu-dit Trois Ravines, où le projet de création d’ouvrages de franchissement a été présenté. De nouveaux ponts devront être construits en remplacement des 3 radiers existants. Actuellement en phase de reconnaissance préalable, les travaux qui démarreront en 2024 pour un coût estimé à 20M€, consistent à offrir un itinéraire direct des Hauts de Saint-Louis jusqu’à la RN1 pour plus de 10 000 véhicules par jour.
Le projet de franchissement au niveau du Ouaki a également été présenté sur site. La création d’un ouvrage mesurant entre 400 et 500m de long et situé à 90m du sol, est envisagée pour éviter le passage dans le lit de la rivière, sur des radiers souvent submergés et emportés, en cas de fortes pluies. Les précisions de Cyrille Melchior : « Ce pont sera réalisé avec le soutien du Département, en partenariat avec la Commune de Saint-Louis pour que les habitants de La Rivière et de Saint-Pierre n’aient plus à subir ces problèmes de radiers. Nous sommes en phase d’études et notre objectif est que les travaux (30M€) débutent d’ici 3 ans ».
Le déplacement du Président du Département s’est achevé à Gol-les-Hauts où un projet d’aménagement du terrain Bory d’une surface de 16 000 m² a été présenté par Juliana M’Doihoma. Les aménagements prévus : création de parking, d’aires de jeux et de loisirs de type street workout; réalisation de gradins et d’un terrain synthétique multisport sur l’emprise du terrain de foot actuel ; déplacement du terrain de pétanque; recalibrage des chemins d’accès et réhabilitation de l’espace d’animation existant avec le traitement de l’estrade actuel… L’exposé du projet s’est déroulé en présence des membres de l’association sportive et culturelle Bory (ASCB) et des habitants du quartier.
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Pacte de Solidarité Territoriale
La Vice-présidente du Département Sophie Arzal a participé au lancement de plusieurs chantiers de la commune de la Plaine-des-Palmistes le jeudi 7 juin. Au programme : pose de la première pierre des travaux de construction de la piscine municipale et de la nouvelle aire de jeux en centre-ville, sans oublier le lancement des travaux de suppression du radier de Bras Piton et de celui du pont de Bras Canard qui sera élargi.
Lors de son intervention, Sophie Arzal a mis en avant : « le partenariat de longue date entre le Département et la Commune, qui a notamment permis d’acter la participation financière de notre Collectivité pour les études visant à la construction de la piscine municipale de la Plaine des Palmistes. Ce soutien s’est affermi encore en 2018 dans le cadre du PST ou Pacte de Solidarité Territoriale ». Près de 2,2 M€ ont été accordés par le Département au titre des investissement du PST 1 dont la construction de l’aire de jeux, la sonorisation de la salle du Conseil municipal, les aménagements de voirie et les travaux électriques.
Dans le cadre du PST de la 2e génération, le Département soutiendra l’acquisition de véhicules électriques et hybrides par la municipalité, l’achat de serres agricoles ou encore la réhabilitation de la Maison de Quartier Ritou. « Au total, plus de 2,3 M€ seront attribués à la Plaine des Palmistes au titre du PST2 », a précisé Sophie Arzal qui a abordé aussi les travaux de reconstruction du collège Gaston Crochet d’un montant de 24M €, qui ont démarré depuis quelques semaines, pour une livraison à la rentrée 2024. Selon la Vice-présidente : « L’engagement départemental n’est pas seulement un engagement financier sur des projets. C’est un engagement humain, c’est une ambition pour nos communes, c’est une volonté de faire rayonner notre territoire dans toute sa richesse et sa diversité, c’est un engagement pour La Réunion ».
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Signature ce vendredi 1er avril d’un nouveau Pacte de Solidarité Territoriale (PST) pour la commune des Avirons, entre le Président du Conseil départemental Cyrille Melchior et le maire Eric Férrère. Le budget de 2,6 millions d’euros alloués dans le cadre de ce PST dit, de la 2e génération, "vise à soutenir les projets d’ampleur portés par la ville. Les travaux de modernisation de voirie, la mise en accessibilité de plusieurs écoles ou encore l’acquisition de 4 véhicules électriques font partie des projets structurants définis par Les Avirons".
Le président Cyrille Melchior poursuit : « En tant qu’acteur du social soucieux d’un aménagement cohérent et durable du territoire, le Département se veut être force d’actions, aux côtés des communes, pour améliorer le cadre de vie et le quotidien des habitants. C’est fort de cette volonté que LA Collectivité intervient de tout temps dans le domaine des routes, celui de l’amélioration de l’habitat ou encore dans le domaine agricole ou hydraulique, car chaque territoire a ses spécificités, ses problématiques, et ses richesses qu’il convient de valoriser ».
Pour le volet social grâce au PST2 (2021-2023), le CCAS de la commune mettra en œuvre dès fin avril, le portage de repas à domicile pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap ou celles qui sortent de l’hôpital. Autre action-phare de la commune financée à hauteur de 72 516€ par le PST2, l’épicerie sociale et solidaire baptisée Maison Père Jeannette, « en souvenir de ce prêtre très apprécié par la population, parce qu’il accepta de recevoir dans son église, même les pêcheurs » a précisé le maire. Explications de la directrice du CCAS, Florence Noël : « Mise en service depuis Février 2021, cette épicerie sociale permet notamment à 21 familles d’accéder à des produits frais et de qualité à bas prix, grâce aux dons des supermarchés de proximité, à la Banque alimentaire des Mascareignes et aux collectes. Le PST permettra à la Maison Père Jeannette de favoriser, non seulement l’achat de produits mais aussi de renforcer les mesures d’accompagnement des familles telles que les divers ateliers et autres actions collectives mis en place ».
L’étude visant à la création de cette épicerie avait été financée par le PST1 (2018-2021). « C’est la preuve que le PST n’est pas seulement un outil de financement. C’est un outil de construction des solidarités, des services publics aux populations, qui s’inscrit dans la durée et dans un souci d’efficacité » a signalé le président Cyrille Melchior qui a dressé un « bilan satisfaisant » de ce premier PST.
Autre moment fort du déplacement aux Avirons : la signature de la convention Plan 1 million d’arbres (P1MA) qui sera axée notamment autour d’un projet de territoire de la commune intitulé "Pied d'bwa TKD (Thérésien Cadet) kossa y plante". Objectif : planter 6000 arbres endémiques et indigènes sur la commune d'ici à 2026. Sur la place de la mairie, le président Cyrille Melchior et le maire et Président du Parc national Eric Férrère accompagnés de la conseillère départementale Louise Simbaye et des élus des Avirons ont planté des palmistes blancs, du zévi maron, des lianes d’olive mais surtout l’arbre emblématique de la commune : le bois rouge.
La visite s’est poursuivie au collège des Avirons avec une rencontre des élèves, de parents et des enseignants. Le Président a constaté les difficultés liées au vieillissement de l’établissement construit en plein centre-ville, en 1955, et actuellement « surchargé ». Et le Président du Département d’annoncer « qu’un nouveau collège sera construit ! En attendant, des travaux d'amélioration et de réhabilitation seront réalisés pour que les élèves puissent continuer à travailler dans de bonnes conditions ».
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Après Cilaos, Bras-Panon et Saint-Leu, c’est à Saint-Pierre que le Président du Département Cyrille Melchior, fortement attaché à la proximité avec les communes, s’est rendu ce lundi 15 novembre. Moment phare de la visite, la signature de la convention du Pacte de Solidarité Territoriale, deuxième génération (PST2) s’est déroulée à la mairie annexe de la Ligne Paradis rénovée dans le cadre du PST1. « Ce partenariat permet à la fois de contribuer au développement et au dynamisme des territoires, tout en tissant des liens étroits entre nos services et les services communaux, favorisant un travail collaboratif en intelligence et en clairvoyance. Trois ans après le lancement de ce dispositif, je me réjouis de voir que l’esprit du PST a été parfaitement respecté, à savoir : soutenir les territoires, contribuer à leur développement, à leur aménagement, et à la cohésion sociale de leur population » a déclaré Cyrille Melchior.
Le montant total du PST2 pour la Capitale du Sud est de 7,7 M€. Le volet Social (près d’1M€) portera sur le soutien au service de portage de repas à domicile, au permis de conduire social et au soutien au réseau de l’aide alimentaire. Le « Socle Commun » d’un montant de 4,67 M€ permettra à la commune et au CCAS de mener divers travaux d’investissement : mise en lumière des sites : espace Napoléon, place du Comptoir du Sud, pont de la Rivière d’Abord ; aménagement du centre bourg de Ravine-des-Cabris et du parcours de santé au Stade Casabona ; achat de véhicules électriques ; réhabilitation de l’école Jean- Paul Sartre ; aménagement de la cour de l’école Isnelle Amelin ; réhabilitation de la tribune du stade de Grands Bois ; réhabilitation du terrain multisport de Mont-Vert-les-Hauts : réhabilitation de l’église de Pierrefonds et de celle de la Ravine-des-Cabris ou encore construction du Complexe sportif de la Ravine-des-Cabris. Enfin, pour l’investissement de la commune, 2M€ seront consacrés à la construction d’un complexe sportif à la Ravine des Cabris. Ces projets ont été détaillés par le Maire Michel Fontaine, lors du déplacement du Président Cyrille Melchior. Ce dernier a signalé que : « Le PST2 encourage les initiatives locales qui intègrent des projets visant à la transition écologique et solidaire de notre territoire ».
Autre rendez-vous majeur : l’inauguration du Chemin Stéphane. « Cette route départementale 39 constitue un axe majeur de liaison entre la RD 28 - Ligne des Bambous - et la RD400 - ligne des 400 - sur la commune du Tampon » a signalé le Maire de Saint-Pierre Michel Fontaine, en présence de son homologue du Tampon, André Thien-Ah-Koon ; et de Sainte-Suzanne, Maurice Gironcel président du Sidelec, ainsi que des Vice-président(e)s du Département et des Conseillers départementaux du Sud, autour du Président Cyrille Melchior. « Avec un trafic de plus de 8 500 véhicules/jour sur ce secteur, les aménagements étaient fort attendus, rappelle le Maire. Les cheminements piétons sont désormais sécurisés. Par ailleurs, ce tronçon de voirie d’environ 2300 ml ne disposait pas de réseau d’assainissement des eaux pluviales, ce qui provoquait en cas de fortes pluies, des inondations sur la chaussée et chez les riverains, comme l’ont démontré les derniers évènements cycloniques ». Les travaux du chemin Stéphane d’un montant total de 9,17M€, ont été co-financés conjointement par le Département (52,75 %) et la Commune de Saint-Pierre (47,25 %).
Plan 1 million d’arbres pour La Réunion
La Commune de Saint-Pierre, s’engage auprès du Département dans le plan 1 million d’arbres pour La Réunion. Lors de la visite d’un chantier ACI à Terre-Sainte mis en œuvre par l’association Alizée du Cap présidée par Moïse Lagarrigue depuis 1994, les élus ont planté avec des enfants de l’école Edith Piaf, plusieurs espèces adaptées au milieu dont un bois de Juda, un banian bord de mer et un bois de tension ou bois de fièvre. Cette association donne à des personnes la possibilité de s’insérer, de reprendre confiance en elles, particulièrement dans le domaine de l’agriculture.
Le volet social n’a pas été oublié : les élus ont visité une famille ayant bénéficié du dispositif d’amélioration de l’habitat à Basse-Terre.
La matinée de visite s’est achevée avec la présentation sur le front de mer, d’un projet de développement de la place « Rotary Inner Wheel Rotaract ».
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Le déplacement du Président du Département Cyrille Melchior s’est déroulé sous un soleil radieux à Saint-Leu le vendredi 12 novembre. L’accueil que le maire Bruno Domen et ses conseillers municipaux ont réservé à la délégation départementale était aussi chaleureux. La matinée de visite a démarré avec la signature de la convention du deuxième Pacte de Solidarité Territoriale (PST2) entre le Conseil départemental et la Commune. Au total, ce sont 4,6 M€ qui sont alloués, dont 4 M€ d’investissement dans le cadre du « socle commune » de ce dispositif d’aides aux communes.
Le maire Bruno Domen a énuméré les travaux au programme de ce PST2 : « la remise aux normes de l’éclairage du complexe sportif Christol Marivan et du parc du 20 décembre; l’acquisition de 2 véhicules électriques ; le revêtement de plusieurs voiries ; la modernisation de l’impasse Grinaud ; la sécurisation du réseau d’eaux usées du lotissement des Bambous ; la remise aux normes des armoires électriques des réseaux d’éclairage public ; l’aménagement des locaux du CCAS ; les r-travaux d’étanchéité de la médiathèque de la Chaloupe ; les jeux sur le front de mer de Saint Leu ou encore la construction des vestiaires du stade de l’Étang ». Ces investissements s’élèvent à 4M€.
« Nous tenons à donner à la population un service public de qualité, grâce à des investissements visant à améliorer leur cadre de vie et à sécuriser leur déplacement » a précisé le Président Cyrille Melchior qui a aussi insisté sur le volet social, d’un montant de 600 000 € : « Nous soutiendrons vos actions en matière de portage de repas, d’accompagnement socioprofessionnel des jeunes en difficultés et d’animation à domicile chez les personnes âgées ».
La visite a également été marquée par un autre événement important : la pose de la première pierre d’un futur foyer de l’enfance. Située au cœur du quartier de Stella, quartier résidentiel à mi-chemin entre le centre-ville et l’agglomération de Piton Saint Leu, cette nouvelle structure est conçue comme un hameau de maisons à patios. Elle disposera d’une capacité d’accueil de 37 places, répartie comme suit :
- 1 unité « Pouponnière » mixte de 10 places, pour enfants âgés de 0 à 3 ans ;
- 1 unité « Enfants » mixte de 9 places, pour enfants âgés de 3 à 11 ans ;
- 1 unité « Adolescents filles » de 9 places, pour filles âgées de 12 à 21 ans ;
- 1 unité « Adolescents garçons » de 9 places pour garçons âgés de 12 à 21 ans ;
Chaque unité de vie dispose de jardins et de salles d’activités qui leur sont propres de manière à assurer une identité et un fonctionnement indépendants.
En outre, l’établissement disposera de divers services connexes afin qu’il puisse disposer de sa propre autonomie administrative : restauration, buanderie, pôle médico-social, pôle administratif et atelier de maintenance.
L’ensemble de ces locaux représente une surface utile totale de 1 628 m².
Le Président Cyrille Melchior a annoncé que « Sur le long terme, notre ambition porte sur une diversification de l’offre d’accueil et d’accompagnement, notamment pour les fratries ainsi que pour les adolescents qui ont besoin d’un soutien spécifique, par la création d’établissements de type Village d’Enfants et de Lieux de Vie et d’Accueil (LVA). Nous souhaitons aussi proposer l’accompagnement à la parentalité par la création de centres parentaux qui offriront la possibilité d’accueillir et d’accompagner les deux parents avec leurs enfants de moins de 3 ans ».
La sous-préfète de Saint-Paul Sylvie Cendre a salué l’initiative du Département, maître d’ouvrage et de son mandataire, la SPL Avenir Réunion ainsi que de tous les partenaires de cette opération d’envergure (6,4 M€). Rendez-vous en avril 2023 pour son inauguration.
La visite du futur carrefour dit « du Bricoleur », entre les chemins Deguigné, Mazeau et la RD11 – Route du Piton, était aussi au programme. L’urbanisation croissante des quartiers de 4 Robinets, Stella, Portail, Piton, Butor et Plateau a eu pour effet une augmentation significative de la circulation automobile et piétonne sur la RD11, empruntée depuis quelques années par 2000 véhicules par jour. Le carrefour doit être recalibré pour pallier les diverses problématiques rencontrées comme l’absence de trottoirs, la combinaison d’accès simultanés aux voies communales, aux commerces, aux parkings, à la RD11 et à l’arrêt de bus… où le Président s’est rendu pour constater de visu ces difficultés.
Les services de la Commune et du Département se penchent sur 3 configurations et seront fixés prochainement.
Comme dans chacune de ses visites, le Président du Département a planté avec les élus des espèces endémiques, dans le cadre du plan 1 million d’arbres. Mais pour Saint-Leu, cette séquence a pris une allure importante et particulière au Mascarin - Jardin botanique de La Réunion, avec la présentation de la Banque de semences Départementale. Cette unité de stockage au froid permettra une centralisation, un stockage de plusieurs centaines de milliers de semences, et un suivi de leur bonne qualité. Dans le cadre d’un partenariat financier avec EDF (PAP LEO à hauteur de 155 000 €), la modernisation de cette banque de semences, permettra la production de 40 000 à 60 000 plans indigènes et endémiques par an. Cet outil tiendra ainsi un rôle essentiel dans la mise en œuvre du plan 1 million d’arbres pour La Réunion.
Il en est de même pour la collection « Réunion », comportant plus de 60 espèces de plantes indigènes et endémiques, plantées au Jardin botanique à partir de 1995.
La visite du Jardin botanique comprenait aussi une présentation du plan de valorisation de la Rose Bourbon et des roses anciennes par le Département, en partenariat avec l’association des Jardins Créoles, l’UHPR, l’ARMEFLHOR et la Chambre d’Agriculture. La matinée ensoleillée de visite a pris fin dans l’écrin de verdure de Mascarin.
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C’est dans une ambiance à la fois studieuse et conviviale que s’est déroulée la visite du Président du Département Cyrille Melchior à Bras Panon le mardi 2 novembre. Au programme de la journée : rencontre avec une personne âgée bénéficiaire de portage de repas à domicile et avec une famille dont la maison a fait l’objet de travaux d’amélioration de l’habitat ; inauguration des travaux routiers et de Kiosque à vocation économique (Kave) à Rivière-du-Mât-les-Hauts, sans oublier la présentation des projets de la commune par le maire Jeannick Atchapa et ses collaborateurs. La conseillère départementale Sidoleine Papaya, élue du canton 6 a également participé à cette visite au pas de charge.
PST 2 au premier trimestre 2022
Dans le cadre de son premier PST ou Pacte de Solidarité Territoriale, la commune de Bras-Panon a pu augmenter le nombre des personnes âgées bénéficiaires du dispositif de portage de repas à domicile. L’une d’elles a reçu la visite du Président du Conseil départemental et du maire qui ont alors assisté à la livraison du déjeuner par les agents du CCAS de Bras-Panon. La commune a bénéficié d’un montant total de 3 M€ du PST1 répartis entre le volet fonctionnement d’un montant de 600 000 €, comprenant le portage de repas, la télé assistance, pôle séniors et handicap, médiation sociale et éducative, bourse aux permis… et le volet investissement qui s’élève à 2,4 M€ déployés pour les travaux de voiries, les classes inclusives, le parc urbain de la Rivière-des-Roches, la place de la Mairie, …
Jeannick Atchapa a présenté les projets programmés dans le PST2 dont la signature de la convention est prévue avant la fin du premier trimestre 2022 et comprend notamment la construction d’une salle de veillée, l’aménagement du lotissement Bengali ou encore la réhabilitation de l’ancienne église pour pouvoir y accueillir des événements culturels.
4000 logements par an
Deuxième étape de la visite du Président Cyrille Melchior, au domicile de Régine Cazette qui décrit les travaux d’amélioration de l’habitat dont elle a bénéficié : « Le premier étage de la maison était dans un très mauvais état à tel point que le plancher menaçait de s’effondrer : les termites ont détruit les poutres. J’étais perdue car ma fille, en situation de handicap était gravement malade, puis elle est décédée. Suite à ma demande, le premier étage de la maison a été réparé. De même que le faux-plafond, le couloir et deux chambres entièrement repeints ». À la sortie de la case rénovée, le Président Cyrille Melchior et le maire Jeannick Atchapa, également Vice-président délégué à l’Habitat au Département, ont émis l’idée « d’ouvrir le dispositif aux CCAS quand ils disposent d’une régie de travaux ou via de petites entreprises de la ville identifiées par les CCAS. Cette possibilité permettra d’accélérer les travaux d’urgence et d’adapter les logements au vieillissement de la population sur des montants plafonnés et dans un cadre bien défini ». Le Président du Département a rappelé les chiffres-clés de la politique volontariste en matière d’habitat menée depuis de nombreuses années par la Collectivité : « Entre 1 500 et 2 000 ménages réunionnais défavorisés bénéficiaient, chaque année, d’une amélioration de leur logement. Suite à la crise sociale et économique liée à la Covid 19 et au nombre de logements indignes toujours trop important, nous avons prévu, dans le volet logement du Plan Départemental de Relance Economique et Sociale (PDRES) 2021/ 2025, de doubler le nombre de logements améliorés, soit 4 000 par an ».
7000 véhicules par jour
À la Rivière-du-Mât-les-Haut, plusieurs habitants du quartier ont pris part à l’inauguration des travaux d’aménagement de la RD48-1 dont le tronçon traversant le bourg est désormais doté de pistes cyclables sur les 2 côtés de la chaussée. Deux autres tranches du chantier, actuellement en cours, comprennent la réalisation de muret de soutènement et de pistes cyclables qui se poursuivront jusqu’en 2022 et jusqu’à l’échangeur de Paniandy. Près de 2 M€ sont consacrés à cet axe majeur emprunté par près de 7000 véhicules par jour. Deux autres événements ont marqué le passage des élus départementaux à la Rivière-du-Mât-les-Haut. Primo, la plantation symbolique d’espèces endémiques et indigènes préfigurant la création de micro-forêt urbaine devant le siège de l’Office du tourisme de l’Est, dans le cadre du plan 1 million d’arbres pour La Réunion. Secundo, la remise des clés au maire, d’un Kave ou Kiosque à vocation économique, construit sur un délaissé départemental au croisement de la RD48 avec la route menant vers l’Eden.
Comme son nom l’indique, ce Kave - le 5e de l’île après ceux de Saint-Pierre, Saint-Paul Villèle, Saint-Denis Palais de la Source, Saint-Paul Bois de Nèfles - construit avec des matériaux locaux dont le bois de goyavier est destiné à accueillir des micro activités économiques (artisan, exploitant...) avec des loyers modestes.
Le concept de ces Kave, réalisés par le service DEFI (développement des filières innovantes) du Département, sera décliné dans des projets de Maisons d’Accueillants familiaux d’un nouveau genre : des MAF créolisées qui donneraient davantage le sentiment à nos gramounes d’être chez eux, tout en bénéficiant d’un accompagnement et d’une vie communautaire. Bras-Panon sera le premier territoire à bénéficier de ce concept qui sera ensuite étendu aux autres communes de l’île.
Un laboratoire de la vie créole
La visite s’est poursuivie à la mairie dans l’après-midi où un des 3 Points conseil budget (PCB) de l’Est est installé. Ce service gratuit à destination de la population, est mis en place pour travailler et accompagner les familles autour du budget. Mis en œuvre de manière totalement libre, à la demande des familles, ou faisant suite à une orientation d’un travailleur social, ce service piloté par l’AREP (Association Réunionnaise d’Education Populaire) a été lauréat d’un lot, dans le cadre d’un appel à projet sur l’accompagnement budgétaire par le Conseil Départemental, au titre de la stratégie pauvreté.
La journée s’est achevée en apothéose à la salle Raymond Barre où s’est tenue une présentation originale et théâtralisée du projet de Mélissa et Christophe Dalleau, agriculteurs. Travailleur porteur de handicap, titulaire d’un BPREA, Christophe est lauréat du Prix Départemental du Mérite pour son parcours exemplaire. Avec son épouse, il développe des plantations en agroforesterie (cacao, vanille, apiculture, gingembre, manioc) à la Caroline. Baptisé Terre ‘Api des Hauts, son projet - soutenu par la cellule d’accompagnement des agriculteurs du Département - vise à la création d’une « maison de la forêt » à but pédagogique et d’une "ferme découverte" d’ici 3 ans ainsi qu’à la mise en place d’un projet d’insertion pour le public en situation de handicap. Il s’inscrit dans le cadre global du projet de la nouvelle équipe municipale de Jeannick Atchapa qui ambitionne de faire de Bras Panon, « un territoire d’expérimentation agricole et un laboratoire de la vie créole ».
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Logement et peuplement ; niveau de vie et pauvreté ; inclusion numérique ; isolement des personnes âgées… Aucun aspect de la vie quotidienne des Réunionnais n’échappe à l’Analyse des besoins sociaux ou ABS, présentée ce jeudi 28 octobre à l’Hémicycle du Département, lors d’une assemblée générale de l’UDCCAS (Union Départementale des Centres Communaux d’Action Sociale de la Réunion) présidée par Bruno Domen, maire de Saint-Leu. Réalisé par le cabinet Compas représenté par Hervé Guéry, le document de 240 pages est présenté comme « une Bible des actions sociales » qui permet de mieux cerner les publics les plus vulnérables et d’identifier les différentes sources de fragilité.
Un outil d'aide à la décision
Pour le Président du Conseil départemental qui a assisté à la restitution, « l’ABS est un outil d’aide à la décision, de co-construction et d’adaptation des politiques publiques respectives, tout en ouvrant la voie à un engagement partenarial. Pour être efficaces, nous devons travailler ensemble : État, collectivités locales, ARS, institutions, MDPH, CAF, Pôle emploi, CGSS, MDPH, CCAS, associations… C’est en conjuguant nos efforts que nous obtenons de meilleurs résultats. Il nous faut plus d’agilité institutionnelle. Nous voulons pour le territoire, un Pacte social réunionnais, adapté au contexte local. Il nous faut développer une stratégie de lutte contre la pauvreté et faire que les villages, les quartiers éloignés, les îlets… soient pris en compte dans ces efforts à déployer contre la précarité. Aucune parcelle de La Réunion ne doit rester à l’écart de nos politiques publiques sociales ».
144 000 paniers alimentaires distribués
Le Président Cyrille Melchior a saisi l’occasion pour rappeler le rôle essentiel des CCAS durant la crise sanitaire : « Le partenariat que nous avons établi en 2020 qui a permis la mobilisation de nos moyens respectifs, pour distribuer en un mois plus de 144 000 paniers alimentaires. Merci à l’ensemble des CCAS et des associations qui ont participé aux côtés du Département à cette mobilisation pour déployer cette action de solidarité en plein confinement, vers les personnes les plus isolées, les gramouns ».
Il a été rappelé aussi que l’action du Département s’inscrit dans un cadre partenarial élargi à tous les acteurs sociaux, notamment aux CCAS : « Lorsque nous avons mis en place le PST (Pacte de Solidarité Territoriale) en 2018, la volonté était d’accompagner le territoire au titre des solidarités mais aussi de faire en sorte que ce qui se fait de mieux puisse servir et être élargi ailleurs. On voit bien que chaque CCAS a développé sa politique de solidarité spécifique à son territoire. Il faut sans cesse tirer le meilleur des expérimentations pour en faire bénéficier l’ensemble de l’île. Fort des enseignements du PST 1, nous avons reconduit ce dispositif dans un deuxième volet pour les 3 prochaines années. Beaucoup restent à faire. Nou lé là pou ça. Vous pouvez compter sur le Département car nous sommes au cœur même de nos missions en matière d’actions sociales ».
Quelques données à retenir du diagnostic
Sur le niveau de vie et la pauvreté : le taux de pauvreté est beaucoup plus fort que celui qui est observé en métropole. Mais les réalités entre communes et encore plus entre quartiers sont très diverses. Ainsi, les taux peuvent varier de 27% à 59% selon les communes.
Les familles monoparentales sont les ménages les plus fragiles au regard de la pauvreté. Ce taux ainsi peut monter jusqu’à 67% pour les familles monoparentales dans certaines communes.
Le taux de pauvreté peut aller jusqu’à 52% pour les personnes ayant plus de 75 ans dans certaines communes.
Il y a presqu’autant de personnes en situation de pauvreté dans les familles monoparentales que dans les couples.
41% des personnes en situation de pauvreté vivent dans un logement pour lequel le ménage est propriétaire.
Il y a plus de personnes pauvres vivant dans un logement qui leur appartient que de familles en situation de pauvreté vivant dans un logement social.
Sur l’inclusion numérique, le diagnostic s’est penché sur l’importance du risque de vulnérabilité des habitants face au numérique. L’ABS a mis en évidence que les ménages les plus en difficultés dans l’accès au matériel, l’accès aux réseaux ou la maîtrise des outils sont paradoxalement les ménages qui en ont le plus besoin pour la relation avec la e-administration ou tout simplement pour leurs besoins essentiels (logements, revenus, éducation, recherche d’emploi, …).
A La Réunion, l’indice est beaucoup plus fort que dans l’hexagone. Il est le plus fort sur l’île pour les Communes du Port, ou de Saint Denis par exemple. Le développement de leurs interventions dans l’accès aux droits et dans la médiation numérique devient un incontournable des professionnels qui y travaillent.
Sur l’isolement des personnes âgées : à La Réunion, on fait face à un isolement qui tend progressivement à s’accroître notamment sous l’effet de la progression du nombre de personnes de plus de 80 ans. La probabilité d’être isolé augmente avec l’âge. A La Réunion, 22% des personnes de 60/64 ans vivent seules. C’est aussi la situation de 34% des personnes de plus de 80 ans.
Or, il y aura une multiplication par plus de deux du nombre de plus de 75 ans dans les 20 ans qui viennent. D’où la nécessité de développer de nouvelles formes de réponses pour éviter que l’isolement résidentiel ne devienne un isolement social. Cela passera par des démarches « d’aller vers » mais aussi par un travail mené avec les habitants des quartiers (des voisins solidaires et attentifs) ainsi que par le développement d’un numérique au service de l’inclusion. Là aussi le soutien aux aidants, qui peuvent ne pas habiter avec les personnes qu’ils aident, est un maillon essentiel.
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Journée marathon ce vendredi 1er octobre pour le Président du Conseil départemental Cyrille Melchior qui était en déplacement à Cilaos. Au programme : visite et point d’étape sur l’avancement du projet de l’Hôtel des Thermes ; plantation d’arbres au collège Alsace Corré ; inauguration de la station de VTT et de la route Pente d’Abord à Bras-Sec ; échanges avec un agriculteur ; visite au domicile d’une bénéficiaire du dispositif d’amélioration de l’habitat et surtout signature du nouveau Pacte de Solidarité Territoriale pour la commune de Cilaos (PST2).
Un joyau à revaloriser
Propriétaire du site de l’ancien Hôtel des Thermes, le Département a souhaité revaloriser ses 2 parcelles qui surplombent la ville de Cilaos. Les sociétés SARL Cilaos, SARL FIKS et NEO qui, à l’issue de l’appel à projet lancé il y a deux ans ont été retenues le 20 janvier 2021, ont présenté ce jour « un projet en harmonie avec le site et adapté au marché local ». Selon le Président du Département ce « projet moderne, ambitieux, et respectueux du site et de son histoire, enrichit de fait l’offre touristique et hôtelière du cirque. J’ai tenu à venir à votre rencontre aujourd’hui afin de faire le point sur ce projet qui me tient tout particulièrement à cœur puisque je l’ai pris à bras le corps dès 2018, après mon élection à la présidence. Nous ne pouvions pas laisser plus longtemps ce joyau dans l’état dans lequel il se trouve actuellement ».
Le cirque retrouve sa vocation thermale
Cyrille Melchior a également insisté sur « le travail de fond à mener pour combiner l’offre des thermes avec celle de l’hôtel. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère pour le tourisme thermal réunionnais. Notre volonté est de faire de Cilaos une destination thermale pour les Réunionnais et les touristes mais aussi pour la population car, avec le vieillissement, celle-ci a besoin de cures ", poursuit le Président du Département, pour qui, il s’agit de lier "les cadres touristique et thérapeutique". "Il y aura l’hôtel et l’hôpital : un lien est à créer, j’en ai déjà parlé avec l’ARS".
La seule station thermale de l’île tourne à plein régime après avoir investi récemment 600 000 € dans le renouvellement de ses équipements (sauna, 2 lits hydromassants, fauteuil shia tsu), le relooking de son espace bien-être et l’accueil. Composée de 29 professionnels et d’une infirmière, l’équipe des Thermes de Cilaos a enregistré une affluence record « malgré 4 mois de fermeture et la crise sanitaire en 2020, les sessions de cures ont fait le plein. Mieux en 2021, plus de 700 personnes se sont inscrites pour des cures sur prescription médicale, soit une évolution record de 40 % » précise Damien Wahanin, le Directeur de l’établissement thermal.
Des semences au collège, pour le Plan 1 million d’arbres
Le président de la Casud, André Thien-Ah-Koon, était au côté du Président Cyrille Melchior pour mettre en terre des plants dans le jardin du collège Alsace Corré. Deux fois champion du concours d’embellissement des collèges (en 2017 et en 2021), Alsace Corré fait partie des premiers établissements à avoir bénéficié de la « dotation biodiversité » du Département pour la création d’un arboretum qui produira des semences pour le Plan 1 million d’arbres. « Je ne pouvais pas venir à Cilaos sans visiter ce collège, double champion du concours d’embellissement, et sans féliciter les équipes éducatives et les collégiens pour leur engagement dans cette démarche. C’est une grande fierté pour moi d’être ici. Nous avons souhaité impulser une nouvelle phase dans le travail de sensibilisation et d’effort collectif en faveur des enjeux environnementaux, en lançant en 2019 le plan 1 million d’arbres. Ce n’est que la partie la plus visible d’un vaste plan de transition écologique et solidaire élaboré et mis en œuvre par le Département. Il faut penser et agir écologie ! » a insisté Cyrille Melchior.
Cilaos signe son deuxième Pacte de Solidarité Territoriale
Autre moment fort de la visite : la signature du PST2 pour Cilaos dans la salle multimédia Piton-des-Neiges par le Président du Conseil départemental et le maire de Cilaos, Jacques Técher.
"Nous voulons à travers ces actions apporter du bien-être à la population et soutenir l'activité économique sur un territoire comme Cilaos, éloigné des grands centres urbains du littoral", exprime le président du Département. L’enveloppe de 2,173 M € du volet Investissement servira notamment, à financer les travaux de voirie des chemins Morel, de la Vigne, Gauthier, La Mare, Brûlé Marron et Corbeille d’or (1,723 M €) ainsi que la création d’une maison de veillée funéraire (450 000 €). Particularité de cette deuxième génération de PST : elle intègre des aménagements correspondant à l’ambition écologique du Département d’un montant total de 434 647 €. Pour la maison de veillée funéraire, un montant dédié à la transition écologique de 90 000 € permettra d’assurer les travaux d’installation d’un système de récupération des eaux de pluie, d’installation d’un système d’isolation thermique du bâtiment ainsi que le suivi énergétique des consommations. « Pour cette commune des Hauts, isolée, cet équipement est très important et attendu par la population. Les travaux devraient commencer avant la fin de cette année » précise Jacques Técher. Le volet fonctionnement du PST2 qui s’élève à 319 000 € tient compte aussi de la transition écologique et solidaire, dans l’action d’adaptation et d’amélioration du cadre de vie.
Le chemin Pente d’Abord et une station de 9 circuits de VTT inaugurés
La signature du PST2 a été précédée de l’inauguration du chemin Pente d’Abord dont les travaux ont été financés par le PST1 à hauteur de 2,246 M€. Ce projet d’aménagement de voirie de la route RD 241 jusqu’à la RN5 permet de désenclaver tout le village de Cilaos, de Bras Sec et d’Ilet à Cordes. Il comprend aussi la mise en valeur touristique du site qui présente des points de vue remarquables sur ce cirque et l’agglomération de Cilaos.
53 km de pistes de VTT ouvertes…
Chef de file en matière de développement des sports de nature, le Département a financé en 2019, dans le cadre du programme annuel d’investissement mis en œuvre par l’ONF, une étude globale de rénovation des sites de VTT sur le domaine forestier. À Cilaos, les acteurs du VTT du cirque ont été demandeurs d’une rénovation de l’ancien site de VTT pour le rendre accessible à tous. Ce travail s’intègre dans la mise à jour du PDIPR (Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et Randonnée).
L’ancien site de VTT nouvellement réhabilité a également été inauguré ce 1er octobre. Débutés cette année, les travaux ont permis de créer un réseau de 9 circuits (dont 2 de descente et 7 de cross-country) soit au total 53 km. Les circuits ont été balisés par l’Atelier Bois de l’ONF avec 54 poteaux, 2 panneaux d’accueil et 1 chicane en bois. « Outre la dimension touristique de ce projet, il y a aussi une dimension sportive puisque cette piste sera un excellent terrain d’entraînement pour nos sportifs péi. Nous voulons encourager la pratique du VTT, et plus largement celle des sports de pleine nature » a signalé Cyrille Melchior.
Des agriculteurs remarquables
Après le tourisme et le sport, place à l’agriculture, avec la visite d’une exploitation de Cilaos ; l’occasion pour Cyrille Melchior de manifester sa solidarité avec le monde agricole. Monsieur Payet est producteur de légumes (lentilles, ail, tomates plein champ, chou, etc.), sur un terrain de 1 ha. Il a souhaité développer sur une partie de sa parcelle des cultures sans abris pour mieux maîtriser ses productions et limiter l’application de produits phytosanitaires. Pour mener à bien ses travaux, estimés à plus de 16 500 €, il a bénéficié d’une aide de plus de 14 000 € dans le cadre de la démarche LEADER prévue dans le PDRR 2014-2020 cofinancé par le FEADER qui lui a permis de financer l’installation d’une serre équipée, de 480m². « Cilaos est un territoire fragile. On doit accompagner les efforts des agriculteurs de Cilaos. Leurs productions sont tout simplement remarquables et ils méritent d’être soutenus. Dans le domaine agricole, je veux que le Département exprime toute sa solidarité à travers l’accompagnement du développement des circuits courts et de l’agriculture raisonnée et bio ».
Amélioration de l’habitat : objectif 4000 ménages par an
Le volet social n’est pas en reste. Le Président du Département a visité une bénéficiaire, satisfaite de son nouveau cadre de vie, du dispositif d’amélioration de l’habitat mis en œuvre par le Département. « La toiture a été totalement refaite, tout comme la peinture extérieure et intérieure. Il y avait aussi une création d’ouverture, et la pose de jalousie, de porte de séparation, de gouttières, de faux plafonds, d’isolation ». Co-financés à hauteur de 66 834 € par le Département et la LBU, ces travaux ont été réalisés dans le cadre global de l’aide départementale à l’amélioration de l’habitat. « Pour 2021, il a été prévu une montée en charge progressive, passant ainsi de 2 000 ménages en 2020 à 3 000 ménages en 2021. Je voudrais qu’on aille beaucoup plus loin en allant vers 4 000 dossiers par an. J’ai demandé au ministère du logement de nous accompagner. La Ministre est prête à mettre plus de crédits pour améliorer plus de cases sur l’île » indique Cyrille Melchior.
À Cilaos, le Département participe à l’amélioration de l’habitat de 300 ménages pour un budget estimé 2,252 M €. « C’est un enjeu important car nous avons un devoir de solidarité envers les familles les plus modestes et nos gramounes. Je souhaite aller plus loin en mettant un peu plus de moyens domotiques pour accompagner les personnes âgées dans leurs petits gestes de la vie quotidienne. Pour cela, il faut conjuguer nos efforts : mairie, intercommunalité, Département, État. La Solidarité doit être concrète, partagée, co-construite avec tous les partenaires ».
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