10 déc. 2019

2019, une année commémorative haute en couleurs et temps forts, autour du Gran 20 desanm

le Président du Département salue les personnalités présentes, en compagnie de la Directrice de la Culture le Président du Département salue les personnalités présentes, en compagnie de la Directrice de la Culture
A la tribune officielle : le Président de la commission culturelle Sergio Erapa, le Président du Département Cyrille Melchior, le Directeur général adjoint des services Ismaël Locate et la Directrice de la Culture Catherine Chane-Kune A la tribune officielle : le Président de la commission culturelle Sergio Erapa, le Président du Département Cyrille Melchior, le Directeur général adjoint des services Ismaël Locate et la Directrice de la Culture Catherine Chane-Kune

Un Gran 20 desanm fédérateur pour clôturer cet anniversaire 

le Département présente le programme

Le Conseil départemental avait annoncé une année commémorative des 170 ans de l’abolition de l’esclavage haute en couleurs, en événements, en festivités, …. L’année 2019 a été ponctuée par de nombreux rendez-vous et de temps forts durables et fédérateurs. Elle verra la clôture de cette célébration, à l’occasion du "Gran 20 desanm" au musée de Villèle.

 

2019, une année d’importance, un anniversaire à dimension particulière

Le Département, acteur de la politique culturelle, gardien d’une part importante du patrimoine réunionnais, a souhaité donner une dimension particulière à cet événement.

Lancée le 18 décembre 2018, l'année de commémoration des 170 ans de l’abolition de l’esclavage « le point de départ d’une démarche à long terme dont la vocation est de consolider le soubassement de la société réunionnaise, de fortifier le lien qui unit notre population et surtout l’occasion de construire notre avenir dans un climat de paix et d’unité » avait précisé le Président du Département, a été construite autour de conférences, colloque, concerts, résidences artistiques, expositions, sites internet, transmission de l’histoire auprès de collégiens… Un travail concerté avec des chercheurs, des artistes, des associations, des clubs, des collectivités a été mené et des liens forts ont été tissés avec les acteurs au niveau local et national. La plupart des actions réalisées ont eu vocation à nourrir et à inspirer le futur musée de Villèle, pour qu’il réponde à la demande d’histoire des Réunionnais et des visiteurs qui viennent à la rencontre de l’île.

Le travail a porté autour de quatre priorités :

  • enrichir et transmettre les savoirs sur l’esclavage à La Réunion car la connaissance est le meilleur antidote à tout obscurantisme ;
  • valoriser et partager les héritages culturels issus de l’esclavage, les mémoire(s) ;
  • donner aux acteurs de l’histoire une présence visible et digne ;
  • et inscrire l’histoire réunionnaise de l’esclavage dans l’histoire universelle et intemporelle de l’esclavage, dans le monde. 

 

Le chantier du Musée de Villèle, Musée de l’habitation et de l’esclavage

Le Département a annoncé l’année dernière sa décision de consacrer au musée de Villèle un ambitieux chantier. Tout en conservant son identité originelle, ce musée d’histoire qui manque à La Réunion deviendra le musée historique de Villèle, un musée de l’habitation et de l’esclavage. Cette future structure muséale confortera son lien privilégié avec le quartier environnant (monde associatif, éducatif, économique...) tout en recherchant des connexions avec les lieux et sites culturels et naturels de la ville de Saint- Paul, de La Réunion et de l’extérieur. Elle enrichira donc son offre culturelle autour des thèmes de l’habitation et de l’esclavage, proposera de nouveaux parcours de visite et de compréhension de cette période historique, offrira une meilleure lisibilité à chaque élément patrimonial, matériel et immatériel (maison, ruines, chapelle, paysages, légendes...) tout en organisant une cohérence de l’ensemble du domaine. Son propos sera ainsi étroitement articulé avec celui du Lazaret de La Grande Chaloupe, lieu de mémoire dédié à l’histoire de l’engagisme, et avec celui de Stella Matutina qui traite de l’histoire de l’industrie sucrière. Ce grand chantier se déroulera sur plusieurs années. Un conseil scientifique composé de 8 experts (conservateurs, historiens, archéologue...) et de membres associés, a été créé et assiste la Collectivité dans la définition des orientations pour le musée.

Une campagne de sondage archéologique sur le site de l’ancienne usine sucrière a été réalisée et le rapport de l’INRAP a été remis en novembre. La présentation des esquisses du futur musée sera faite à la mi-2020 avec la livraison d’une première tranche en 2022.

 

Le programme des événements de la fin de l’année et du "Gran 20 desanm"

 

  • le trail de Villèle « courir en liberté » le dimanche 15 décembre (ouverture dans une autre page pour + d'informations). Partager le sport et la culture. Un tracé de 21,5 km, du littoral de Saint-Paul jusqu’au musée de Villèle et qui s’inscrit dans une valorisation historique de sites patrimoniaux, naturels et culturels : débarcadère, cimetière marin, la savane, moulin kader. 400 coureurs sont attendus ;

 

  • le "Gran 20 desanm" au musée de Villèle mis en scène et en lumière (ouverture dans une autre page pour + d'informations) avec la diffusion de films, fictions contemporaines, sur grand écran, de visites sonorisées, un « petit musée numérique », un kan reconstitué, plusieurs far far… Et une programmation artistique qui rassemblera plus d’une centaine d’artistes (musiciens, danseurs, conteurs, plasticiens…).

« Le Département accorde chaque année une importance particulière à cet événement. Un grand 20 desamb est organisé à Villèle, lieu emblématique de l’histoire de l’île, en associant les artistes, les habitants, les associations, les sportifs pour faire vivre cette commémoration que nous voulons vivante. Cette abolition est un fait historique et appartient à l’ensemble de la population réunionnaise. Cette histoire appartient à toute La Réunion, à l’humanité. Nous sommes conscients que l’esclavage existe encore dans le monde et nous avons une pensée particulière pour ces personnes qui sont en situation de souffrance, privées de leur liberté fondamentale. Il est essentiel de rassembler les Réunionnais, c’est notre vivre ensemble, et au-delà de notre histoire, tout ce que nous avons en partage, c’est ce que nous avons vécu, c’est ce que nos ancêtres ont vécu ensemble, c’est ce que nous devons transmettre à nos enfants et pour les générations futures » a déclaré le Président du Conseil départemental.

Le programme complet est à retrouver sur : www.departement974.fr  et en accès direct ici (s'ouvre dans une autre page)

 

Transcription textuelle de la vidéo :

Ils sont artistes, historiens et sportifs, tous participent aux commémorations du 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Soutenus par le département, ils ont mené des actions tout au long de cette année et préparent un grand 20 décembre au musée de Villèle.

 

Le Président du Département de La Réunion

« Le Département, chaque année, accorde une importance particulière à cet événement, et encore une fois, cette année, nous allons organiser à Villèle un grand 20 décembre.

En associant bien sûr des artistes de tous horizons, en associant aussi les habitants notamment du quartier de villèle et quand je dis aussi ce sont les sportifs parce que nous allons organiser des courses pédestres.

Tout cela pour faire vivre cette Commémoration. Nous la voulons vivante, participative et encore une fois l'histoire. Faire en sorte que chacun puisse s'approprier une part de l'histoire, de La Réunion. »

 

Dans le cadre de ces commémorations, le musée de villèle accueille une exposition sur l'étrange histoire de furcy madeleine, un esclave réunionnais qui s'est battu pour défendre sa liberté.

Le site de villèle et la chapelle pointue accueilleront près de 200 artistes pour les festivités du 20 décembre avec la reconstitution d'un grand camp marron.

 

Claudine FRANCOIS Responsable du service Vie Culturelle à la Direction de la Culture et des Sports

« Sur le camp, donc reconstitution par Kan villele de camps d’esclaves, de cases d’esclaves à cette époque.

L’idée : pouvoir revenir comme d'antan ou au moment où on était à la nuit tombée ensemble, réunis pour se

raconter des histoires, pour parler, pour chanter entre voisins entre membres d'une même famille. Donc là, vous aurez à la fois du moringue, vous aurez à la fois des comptes, vous aurez à la fois des chants polyphoniques malgache et aussi du fond de ker, notamment avec francky LAUREY, pour donner ce côté un peu poétique et intimiste à ce lieu.

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